lundi 22 mai 2017

TARZAN, PONEY MECHANT

Sorti au triple galop de sa verte prairie, 
pissenlits et pâquerettes entre les dents, 
le voici !
 Tout soupirs et grognements :

N'est-il pas craquant, mon chouchou dernier-né ?

Bon, je m'présente, moi, c'est Tarzan, poney cinq étoiles, (à peu près) blanc.
Tout commence alors que je broute paisiblement dans ma prairie, crinière emmêlée flottant au vent et sabots galopants.
Mais très vite, c'est la cata, on m'abandonne (presque) sans prévenir, et un bonhomme sans scrupules me boucle au fond d'un van et me conduit tout droit (non, en lacets, plutôt !) jusqu'à ce fichu poney-club où l'on m'a mis en pension !

"Le sale type me fait descendre à reculons. Je m’apprête
à lui coller mon sabot postérieur droit sous le menton, quand une folle me coupe dans mon élan !

– Tarzan ! s’écrie-t-elle en gesticulant. Te voilà ! Pas trop stressé par la route ? Je suis super contente de te voir, mon grand !
Pas moi.
Appeler « mon grand » un poney d’à peine 1,43 mètre ferré, c’est insultant. Elle se moque ou quoi ? 
Et puis je n’aime pas le ton copain-copine qu’elle emploie avec moi, on n’a pas brouté les pâquerettes ensemble à ce que je sache ! Elle ne me plaît pas.
– Bienvenue chez toi, mon mignon !
Elle ne va pas se taire, la pintade à queue de cheveux ? Primo, chez moi ce n’est pas ici, mais sur le plateau du Bénou, à douze kilomètres de là.
Deuzio, je ne suis le mignon de personne.
Je la regarde d’un air absent, (du genre œil de perdrix en train de déféquer dans les géraniums). Le trajet m’a mis la carcasse en vrac, ce n’est pas la peine d’engager la conversation avec moi. Si elle possède une once de savoir-vivre, elle ferait mieux de me montrer mon pré au lieu de jacasser."

Je ne sais pas si vous avez déjà mis un sabot dans un centre équestre, mais il n'y a pas pire comme prison ! Depuis que je suis enfermé, je ne pense qu'à un truc : m'évader !
C'est alors que...

"Une bande d’excités a déboulé.
On les a entendus piailler à l’autre bout du club !
Les dix-huit oreilles équines de notre groupe se sont instantanément orientées vers l’avant, puis simultanément rabattues en arrière. Nous nous sommes tous regardés, les mâchoires contractées, les lèvres tremblantes de répulsion. Apparemment je n’étais
pas le seul à haïr la poulaille. 
– Ah, zut, ils sont déjà arrivés, a marmonné Nadège, pas plus ravie que nous.
Elle s’est arrêtée au milieu du chemin.
– Les chéris, nous a-t-elle dit en se retournant, aujourd’hui on va accueillir les enfants d’une colonie de vacances. Ils ont entre huit et douze ans et la plupart n’ont jamais monté, ni même vu de chevaux, alors je compte sur vous pour être… heu… aimables.
Ce n’était pas un poulailler en vadrouille,
c’était des enfants !"

Horreur ! Je déteste les enfants ! Particulièrement ceux des centres de loisirs ! Et surtout cette fille, Jeanne, qu'on me flanque illico sur le dos ! Cette satanée boulette réduit à néant tous mes plans d'évasion ! Et elle ne m'aime pas :

"– Je n’ai pas du tout envie de monter ce poney !
La boulette a parlé fort en détachant bien chaque syllabe et en serrant les poings.
Finalement, je pense que nous allons peut-être trouver un terrain d’entente, elle et moi…
Évidemment, Nadège ne partage pas notre opinion. Elle revient sur ses pas, nous dévisage un instant et décrète en souriant :
– Tarzan non plus n’a pas du tout envie que tu le montes. C’est pour cette raison que je vous ai mis ensemble ! Regardez-vous ! Vous êtes pareils tous les deux, et, comme on dit, qui se ressemble s’assemble ! Allez, tachez de faire connaissance au lieu de bouder !
D’où sort-elle son proverbe de grizzli à plumes ?
Et qu’est-ce que c’est que cette psychologie d’écurie ?
Je n’ai aucun point commun avec cette furie !"

Bref, ça va être compliqué, nous deux, je vous le dis ! Heureusement, nous allons partir en randonnée... 
Et qui est-ce qui va se carapater en douce ? Hein ? je vous le demande ?

Pour le savoir, lisez la suite vous-mêmes ! 
Je ne vais vous raconter toute l'histoire ! 
Vous voulez que l'auteur crève de faim ? Elle va le remplir comment, son frigo, si vous n'achetez pas son bouquin ? 
C'est dingue, ça ! Vous donnez un radis aux lecteurs, ils vous avalent la botte !

Tarzan a été idéalement illustré par 
Louis Thomas




Et il a reçu son premier article coup de  dans le magazine Manon :

Sinon, vous dire que ce roman est particulièrement tentaculé, puisqu'il vient de paraître chez le nouveau label d'Edi 8 :



1er roman de la série : 



    NOS AMIES LES SALES BÊTES

Une série qui en dit long sur le mauvais poil des animaux !
#Humour 
#impertinence 
#pourquoiest-ilsiméchant?


Et qu'en plus, il est bien accompagné :


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