mardi 29 novembre 2016

De Nouméa à Montreuil !




Il y a une semaine, j'étais de l'autre côté du monde, à l'envers de la terre.... 
Sur les rives de l'océan Pacifique, en Nouvelle-Calédonie... 


Invitée par Livre mon Ami et les enfants qui avaient fait de mon petit roman "Super Menteur" le bienheureux lauréat du prix 2016.

Clic !


Vingt jours dont je vous parlerai bientôt...
Il y a des heures intenses, des émotions tellement radieuses, des rencontres merveilleuses qui vous "coupent" les mots... parce qu'aucun ne semble assez juste, aucun n'est assez puissant aujourd'hui pour évoquer ce que j'ai vécu...

Il y a eu les fées, les Merlin de Livre mon ami... 
Il y a eu les enfants... oui, les enfants, surtout... Beaucoup ! Beaucoup !
Il y a eu les tendreZ'époux des gracieuses susnommées... et un petit Gabin, joyeux lutin !
Il y a eu les eaux et les ciels... les mille bleus calédoniens...
Il y a eu une île et des rencontres, si douces... Wapea, Kela, Agnès et Denis...
Il y a eu une raie qui volait dans l'océan turquoise...
Il y a eu une maison du livre et des écrivains... un déjeuner dans cet écrin...
Il y a eu une lecture à l’hôpital et des sourires roses...
Il y a eu les éclats de rire de Lolaure... il y a eu "Air France", la "star" et "BB star" ! (Comprenne qui pourra !) (clins !)
Il y a eu les cadeaux... des kilos !

Il y a tellement eu... tellement...



Bientôt les mots viendront, les bons, pour vous raconter !


De Nouméa... à Montreuil... Il n'y a qu'un pas ?
Oui !
Un pas de géant casqué !
Je serai au :
en fin de semaine, ainsi coiffée :


Cadeau clin d'oeil des enfants du collège Mariotti de Nouméa à la couverture de Marc Majewski pour notre joli roman !



Mes horaires de dédicaces :
samedi 3 décembre14h00Magnard Jeunesse2 heuresC19
dimanche 4 décembre11h30Elan vert1 heure 30C35
dimanche 4 décembre15h00Canopé1 heure 30F24




J'y découvrirai avec vous mon dernier-né, pas vu, pas encore reçu !
A paraître, à l'automne 2016

Alors...
J'espère vous rencontrer là-bas...
En attendant,
Comme on dit sur la Grande Terre :
"Tata bisous" !

mercredi 26 octobre 2016

MERCI LE ROMANTISME !

J'ai relu dernièrement le premier reportage d'Albert Londres.

Contexte... Début de la Grande Guerre. "Coup de tonnerre dans le ciel bleu", écrivait Zweig. 
Bataclan d'obus en éclat. Nous sommes le 21 septembre 1914, la cathédrale vient d'être bombardée à Reims, Albert Londres écrit cet article : "Ils bombardent Reims".
Vibrant témoignage, début de la notoriété de celui qui deviendra le premier correspondant de guerre français.

Puis, le 29 septembre, il écrit un second article sur Reims, plus touchant encore à mon sens que le premier... Un cri du cœur : "L'agonie de la cathédrale de Reims".
Albert Londres marche entre les ruines, il personnifie la cathédrale, il en fait une torturée, une bafouée. Une fuite du toit devient coulée de larmes. 
Le spectacle est saisissant, malgré moi je frissonne encore en le lisant.

Je n'ai jamais été à Reims. Pourtant j'aime cette cathédrale comme si elle m'était familière. 
Il y a dans nos gènes, un amour des vieilles pierres... Et je souris quand je m'extasie devant un vieux puits, quand une glycine sur une ruine me ravit, quand une petite chapelle romane sous la lune me fait l'effet d'un trésor inouï.

Chapelle Sainte-Marie des Chazes - Auvergne

Je songeais hier au soir qu'il n'y a bien que les constructions dont nous vénérons l'âge, et bien sûr quelques livres... (et quelques antiques mécaniques !)

Souvent, certains vieux érudits que je fréquente (ils se nomment eux-mêmes ainsi, ce n'est pas leur faire outrage !) (Et moi-même je vieillis plus vite depuis quelques années !), ces chers vieux érudits, donc, se morfondent devant "ce monde où tout ce qui est ancien est à jeter et où l'on ne glorifie que le progrès !"

©  Johann Guyot

Ils exagèrent.
Assurément.

Mais la nuit dernière, j'ai eu l'idée d'une objection à leur faire (Rire malicieux !) et j'avais envie de la partager ici.

Afficher l'image d'origineJe lisais Lenotre, l'académicien. Théodore Gosselin, de son vrai nom. Il signait d'ailleurs G.L. - G. (Gosselin), L. (Lenotre), jardinier de Louis XIV, son arrière grand-oncle - parce qu'alors un fonctionnaire devait prendre un pseudonyme. (Il était surnuméraire au ministère des finances). 
Bref Lenotre (dont j'admire la plume vivante et drôle) écrivait :
"En 1782, un gentilhomme breton, parcourant le France en touriste, arrive à Blois, regarde la ville et note sur son carnet d'impression qu'elle est vieille, mal bâtie, sans commerces et n'offre rien d'intéressant. "Le fameux château, ajoute-t-il dédaigneusement, est dans le goût gothique, et les décorations de l'intérieur ont du même style que l'architecture du dehors". Notre Dame de Paris ne lui semble pas mériter une description, même sommaire : "Le corps de l'église est très leste en dedans", écrit-il. A la cathédrale de Chartres, ce qui le frappe c'est que, "dans le pavé de la nef est tracé un rond sur lequel, en marchant, on fait une lieue."

N'imaginez pas que ce Breton soit un profane ! Tous ces contemporains jugeaient de même : ces "vieilleries" ne les séduisaient pas ; tout ce qui n'était point de leur époque leur semblait bien "démodé".
Deux étudiants nancéiens visitaient Rouen en 1787, ils y remarquaient surtout ceci : "Les maisons sont beaucoup plus étroites par le bas que par le haut. Chaque étage avance au-dessus de celui qui le précède, de sorte que, en marchant contre les murailles, on est toujours à l'abri de la pluie".

Bien pratiques, les maisons XVe en encorbellement ! Je ne les avais jamais considérées sous cet angle... et pourtant :


Et cet anglais qui, voyageant en France, s'arrêta à Amiens. Qu'y vit-il ? La cathédrale ? Non pas. Toute sa curiosité fut pour "une halle aux blés que l'on construit dans cette ville sur un plan somptueux très étendu".

Somptueux...
Amiens : La halle aux Blés ou "Halle au Bled" selon l'inscription qui se trouvait sur son fronton,
 était comme son nom l'indique une halle où l'on trouvait graines mais aussi farines, fils et étoffes
avant d'être transformé en 1910 en salle des fêtes.
Puis........ entièrement détruite en 1918...

De ces citations que l'on pourrait multiplier, il ressort qu'au XVIIIe siècle (le préféré des savants amis sus-cités), tout ce qui n'est pas nouveau est sans intérêt !  Bande d'ingrats ! Tout ça à cause de vos lumières !

Alors ? Qu'arriva-t-il entre ce temps qui fut le leur et le nôtre ?

Le romantisme est passé par là !

« Le Voyageur contemplant une mer de nuages »
(1817-1818), par Caspar David Friedrich
C'est lui qui nous a inculqué le goût des ogives, des encorbellements et des poivrières, des pignons penchants, des masures à pans de bois et des vieux remparts broussailleux.

Chantier de la Tour de Jasseron de notre cher ami Jean-François Genevois.
Ayez une pensée pour lui, demain, 26 octobre, il débroussaillera pendant 6h30 m'a-t-il confié !
Ce sont là des remparts de 1er choix, je vous le dis !
Je ne peux m'empêcher de penser toutefois, qu'il y a aussi dans cet engouement beaucoup de regrets (un peu de remord peut-être) de tout ce que les révolutions, les guerres, la spéculation, l'incurie ont, depuis plus de deux cent cinquante ans, détruit de notre patrimoine monumental.
Il est remarquable que les grandes crises sociales attirent cet attachement aux vestiges du passé, soit qu'on les sente davantage menacés, soit que leur nombre diminuant chaque jour ajoute à leur prix.
Ainsi, jamais on n'a publié autant qu'aujourd'hui d'albums, de monographies, de beaux livres avec vues du ciel, de guides superbement illustrés de photographies décrivant les vieux châteaux et les antiques églises qui sont la parure de notre pays.

Chateau de la Bretesche (Loire Atlantique) | Franck Dubray
Beaucoup de chercheurs savants s'appliquent à en dresser le répertoire et les inventaires, et à en reproduire les divers aspects avec la minutie pieuse qu'on apporte à conserver l'image des gens ou des choses dont on pressent, dont on redoute la disparition.

...

Voilà, donc, d'Albert Londres en passant pas Gosselin-Lenotre...

Si au lieu de râler contre le progrès...
On remerciait le Romantisme ?



lundi 3 octobre 2016

VIVRE ! Festival du Livre Mouans-Sartoux

"Sur toutes les plages du monde, il y a des mômes qui font signe aux bateaux"



Ce ne sera pas loin de la mer... alors peut-être pourrai-je faire un signe...

Moi qui suis souvent Cannoise, je serai les 7, 8 et 9 octobre prochain au très joli festival du livre de Mouans-Sartoux.

Le thème, "Vivre"
comme Voguer ivre de livresss

Le livre Phare qui m'a guidée jusqu'à ce salon :

ROMANS
Clic !
Une histoire de vie, alors ?

Et celui-ci aussi :

Clac !

Vendredi, lectures animées et ateliers d'écriture 
avec les classes de cycle 2
"Le monologue de l'ours"


Samedi et dimanche

En signature sur le stand D140 de la Librairie Papiers Collés

Le Festival sera piéton...


Il y aura du monde, du beau monde... 
des animations à foison,
Pour tout savoir, 
allez jeter votre ligne ici ! ou !

Hé !
Hé !
Ho !
Hé ! Ho !

Savez-vous ?

C'est à vous que j'ai envie de faire signe, 
en tournant le dos aux bateaux !

Alors...


Nous verrons-nous ce week-end à Mouans-Sartoux ?

(Ribambelle d'Anne Crahay... pour un prochain album...
J'ai reçu les illustrations aujourd'hui-même... un clin à elle qui m'accompagnera sur ce salon à travers les pages de nos jolis petits livres !)



lundi 26 septembre 2016

LA GROTTE DES ANIMAUX QUI DANSENT EN AUVERGNE...

Mercredi 28 et jeudi 29 septembre,

"La grotte des animaux qui dansent" 
et votre humble scribe, 
seront en Auvergne !

Clic !

Direction Clermont-Ferrand pour rencontrer les enseignants et les enfants



Le mercredi après-midi, 
deux heures de discussion avec les enseignants...
Une lecture animée, comme j'aime tant les faire,
puis une conférence interactive pour qu'ils découvrent
les ressources pédagogiques de l'album.
(Et par là-même, celles des autres livres de la collection)




Programme du salon : 
http://www.cndp.fr/crdp-clermont/crdp/LireArticle-5906-une-crdp.htm

Jeudi, je rencontrerai des classes de CP et de CM2 
pour ateliers d'écriture et animations interactives !




Pas de temps pour aller voir les volcans...
Mais...
Sourire à l'idée de ces belles rencontres qui m'attendent !

Et un clin !




mercredi 31 août 2016

Prix Livre Mon Ami pour "Super Menteur"


 a remporté le prix "Livre mon ami" 
en Nouvelle Calédonie !


Merci.
Merci, mille et une fois !
Mille et mille fois !
Merci de tout cœur, amis lecteurs !

Ce matin, j’ai reçu un appel… « Un peu tôt pour le boulot ! », me suis-je dis… Sur l’écran de mon téléphone s’affichait un numéro, suivi d’un énigmatique, « Nouvelle Calédonie ».
Alors j’ai compris…
« Livre mon ami », le prix littéraire de Nouvelle Calédonie.

J’avais oublié la date, j’avais glissé sous le tapis l’idée de remporter ce prix… Je n’attendais rien, c’est peut-être ceci, le plus délicieux : ce cadeau surprise !

Il y a des rêves que l’on aime rêver… Quand les organisateurs m’ont annoncé que mon petit roman était sélectionné par « Livre mon ami », j’ai exploré le site Internet de l’association, ici. J’ai lu les témoignages des auteurs lauréats les années précédentes, … puis j’ai fait tourner le globe. 
Vertige ! 

La Nouvelle Calédonie, c’est de l’autre côté du monde, à l’envers de la terre ! C’est un songe bleu, une impalpable lumière, un souffle exotique, étrange et pénétrant… aussi frais qu’un rire d’enfant, aussi chaud qu’une lune d’été !


J’ai aimé rêver ce rêve quelques temps, l’hiver dernier… Et puis, et puis… les autres livres sélectionnés, que je connais pour la plupart, étaient tous si merveilleux ! Quelle chance pouvait avoir, parmi ces talentueux, mon Aristide, menteur, chétif, planqué derrière ses lunettes et flanqué de son perroquet gabonais ? Chers amis, je vous le dis sincèrement : je n’aurais pas voté pour lui ! Ahahah !

Il y a des rêves que l’on est impatient de vivre…
Je suis invitée à retrouver les jeunes lecteurs, leurs enseignants, et toute la belle équipe de l'association, en novembre, sur leur territoire lointain...
Novembre… c’est demain. 
Demain, je rêverai... "en vrai" !


Des sourires, de mon petit coin d’étangs et d’oiseaux migrateurs, à Nancy Peῆa qui a illustré ce livre, à mes éditrices, Mélanie et Marie… Elles ont cru en Aristide, en son histoire, en cette écriture, et ont permis l'édition de ce premier roman... Petit signe amical à Florence, généreux djinn de la promo !

Pour découvrir les romans des éditions Magnard Jeunesse,
Une chouette page Facebook !

Clic !



jeudi 18 août 2016

MAGRITTER

Verbe du 8ème groupe (discernable en se plaçant au coin de la troisième MAison GRIs soldat du sommet de la buTTE - Vision optimale en plissant les yeux sous un parapluie bleu.)

Permet - entre autres - de conjuguer le présent au futur, de revenir sans partir, de fumer des pipes qui n'en sont pas, d'admirer le soleil de minuit sur les rives de la méditerranée océanique, et surtout - avant tout - (ou après, selon votre conception du temps) d'écrire pour un vert élan au sujet d'un oiseau qui traverserait les nuages et que les nuages traverseraient.


«Tandis qu’il volerait les ailes étendues
largement par-dessus les mers,
non plus criant, perpétuellement affamé,
mais devenu contemplatif... 
Oiseau en plein ciel, traversé
de ciels. »
En rêvant à partir de peintures énigmatiques, Henri Michaux





Rene Magritte by Wolleh.jpg
"Je déteste mon passé et celui des autres. Je déteste la résignation, la patience, l’héroïsme professionnel et tous les beaux sentiments obligatoires. Je déteste aussi les arts décoratifs, le folklore, la publicité, la voix des speakers, l’aérodynamisme, les boy-scouts, l’odeur du naphte, l’actualité et les gens saouls.

J’aime l’humour subversif, les taches de rousseur, les genoux, les longs cheveux de femme, le rêve des jeunes enfants en liberté, une jeune fille courant dans la rue.
Je souhaite l’amour vivant, l’impossible et le chimérique. Je redoute de connaitre exactement mes limites."

Magritte 

mercredi 29 juin 2016

89e Congrès de l'AGEEM à Dijon

Le 89Congrès National des Enseignants des Ecoles et classes Maternelles Publiques se tiendra cette année à Dijon au Palais des Congrès du 3 au 5 juillet...


J'y suis invitée avec Pompon et... la relaxation !


Clic


Dijon, c'est bien sûr la ville où François Pompon a commencé à apprendre son métier de sculpteur... Une réplique de son Ours Blanc se trouve dans le parc Darcy et le Musée des Beaux-Arts accueille nombre de ses œuvres dans une salle qui lui est dédiée.

Le congrès aura donc cette année pour emblème ce superbe animal que je fréquente beaucoup depuis plus d'un an !






Quant à notre Ours et son bateau-Lune, ils ont de la chance ! Le livre a été sélectionné comme album coup de cœur par les organisateurs du congrès...

Un spectacle musical a été créé par Brice Kapel autour de notre histoire et sera joué par les enfants des écoles maternelles ! C'est un très joli cadeau !


Clic


Pour ma part, je proposerai un lecture animée de l'album, et je retracerai, au moyen de courtes vidéos, la vie de François Pompon lors de l'assemblée générale, dimanche 3, à 14h15, dans l’amphithéâtre Romanée Conti


Le dimanche après-midi, vous pourrez me retrouver pour échanger autour des livres PDA sur le stand de mon éditeur Canopé, peut-être aussi un peu sur celui des Editions de L'élan vert...

Le lundi, c'est de relaxation et de théâtre que je parlerai sur le stand des éditions Retz avec 
     

Clic et clic 

Enfin, lundi 4 à 17h30, je serai en agora à la salle Meursault pour les éditions Retz avec ce sujet de communication : 

"La relaxation à l'école maternelle, 
un bienfait pour l'enfant, un bienfait pour l'enseignant"

Propos illustrés par des vidéos de l'ouvrage et quelques jeux d'application "en direct", si le public veut bien se prêter à l'exercice avec autant de naturel que Sarah, Madeline et Bachir, ci-dessous !



Retour............
Quelques images, après...
Une organisation formidable, 
une équipe aux petits soins...
Et notre Pompon s'est affiché en trèèèèèèès grand :