mardi 13 mars 2018

SIX CONTRE UN

Je l'ai écrit une semaine de juin, c'est pas un  gros pavé, juste un p'tit bouquin. 
Il ne roule pas des mécaniques : du genre basique, format pratique. 5,60 €, pas cher. Bon point. 
Ce livre, c'est dingue comme j'y tiens.

photographe, femme (d')images

Il sort en librairie aujourd'hui ou demain, je ne me rappelle plus très bien. 
Il s'adresse à toi, à eux, aux jeunes, aux gamins. 
À ceux qui hurlent en silence, cachés derrière leurs mains.
À ceux qu'on accuse de tout mais qui n'y sont pour rien.
À ceux qui paniquent en pensant à demain
              au collège, aux insultes, aux sourires en coin
qui rêvent d'être invisibles, mais qu'on repère de loin
qui ont envie de sauter du train
ou de passer dessous, pour que ça cesse enfin.

*

À ceux qui encaissent, qui sont trop pleins
de ravins vertigineux, de montagnes de purin. 
À ceux qui se noient dans leur bain parce qu'un autre fait le malin. 
À ceux qui veulent mourir pour ne plus prendre de coups de poing. 
À ceux qui sont en sursis jusqu'au lendemain.
À ceux qu'on traite de victimes, de bourrins, de fils de chien
qu'on cogne, qu'on écrase à pieds joints
juste parce qu'ils ont une tête de... on ne sait pas très bien
mais on s'en fout, on ne les aime pas, point.
Alors...
Alors, on s'éclate entre potes, on s'y met à :



"Six contre un", c'est l'histoire de Ludo. 
Un ado qui encaisse. Les mots, les coups.
Qui va au collège comme on va à l'abattoir. 
C'est pas une vache, on ne le tue pas. Enfin, pas complètement. On en laisse un peu pour pouvoir s'amuser plus tard.

photographe, femme (d')images


C'est un récit/roman sur le "harcèlement scolaire" en trois temps. 
Ecrit parfois comme un slam, comme un rap... mais pas trop : quand il y avait besoin de flow, d'écho.
À la première personne. Avec des mots vrais qui claquent :
  pas de littérature pour faire pleurer le lecteur.
 ➜ pas de violence à l'eau de rose.

(Mais la violence qui existe et qu'on refuse, celle qui grimpe plus haut que les montagnes. dans une cour plate. au collège. à l'école. et qui transforme en enfer la vie de ceux qui la subissent.)


Il est aussi question de respiration, de funambule, de boxe, de hip-hop, de corps qui parle et révèle. D'expression.

© Tony Noël, photographe

Ce texte est né d'une histoire vraie, ancienne, enfouie.
Grâce aux mots d'un ami qui m'a permis de comprendre que la danse et la musique sont l'une des plus pures formes d'équilibre, le souffle qui parfois nous manque.

photographe, femme (d')images

La couv' a été illustrée par Dimitri Zegboro, c'est "sa première". Lui est un prince qui ira loin. Vous pouvez allez voir sa page FB, La vie de Como, ou son profil Instagram, @laviedecomo. C'est tout un monde en mouvement qui se dessine. J'adore absolument !

Le livre paraît  aux éditions Magnard Jeunessedans la collection Presto qui réunit des textes intenses, accessibles, courts et percutants.
La pétillante Pauline (@marque_pages) en parle super bien sur son blog. C'est drôle et plein d'énergie, allez lire ce qu'elle en dit : clic !




Particularité de Presto : vous pouvez écouter une grande partie du livre lue par l'auteur.  Si, si, sérieux, j'ai enregistré dans un studio, en me prenant pour une pro !
Vous pouvez écouter ici : Clic !



photographe, femme (d')images
D'habitude, quand un livre sort, je m'en détache, je le laisse faire son chemin... Mais là... cœur tambour. 
Ce routard-là vient de loin, ça doit être ça !
Bon, donc, bref ! Hashtag à rallonge :
#jesperequonvalirecebouquinauqueljetiens 

ENFIN... pour tous ceux dont j'ai parlé, et qui savent que dans une cour de collège, parfois c'est la guerre, j'ai écrit un mot à la fin... je le partage là, c'est important :

https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

Une chronique de "SIX CONTRE UN" qui me met les larmes aux yeux d'émotion, tant la libraire a compris mes intentions d'écriture. J'aime quand il y a un  touche  auteur/lecteur. 
Merci à Hélène Deschère de la Librairie Récréalivres du Mans.
Clic !











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