a remporté le prix "Livre mon ami" en Nouvelle Calédonie !
Merci.
Merci, mille et une fois !
Mille et mille fois !
Merci de tout cœur, amis
lecteurs !
Ce matin, j’ai reçu un appel…
« Un peu tôt pour le boulot !
», me suis-je dis… Sur l’écran de mon téléphone s’affichait un numéro, suivi
d’un énigmatique, « Nouvelle Calédonie ».
Alors j’ai compris…
« Livre mon ami », le
prix littéraire de Nouvelle Calédonie.
J’avais oublié la date, j’avais
glissé sous le tapis l’idée de remporter ce prix… Je n’attendais rien, c’est
peut-être ceci, le plus délicieux : ce cadeau surprise !
Il y a des rêves que l’on aime
rêver… Quand les organisateurs m’ont annoncé que mon petit roman était sélectionné par
« Livre mon ami », j’ai exploré le site Internet de l’association, ici. J’ai lu les témoignages des auteurs lauréats les années précédentes, là…
puis j’ai fait tourner le globe.
Vertige !
La Nouvelle Calédonie, c’est de
l’autre côté du monde, à l’envers de la terre ! C’est un songe bleu, une
impalpable lumière, un souffle exotique, étrange et pénétrant… aussi frais
qu’un rire d’enfant, aussi chaud qu’une lune d’été !
J’ai aimé rêver ce rêve quelques
temps, l’hiver dernier… Et puis, et puis… les autres livres sélectionnés, que
je connais pour la plupart, étaient tous si merveilleux ! Quelle chance
pouvait avoir, parmi ces talentueux, mon Aristide, menteur, chétif, planqué
derrière ses lunettes et flanqué de son perroquet gabonais ? Chers amis, je
vous le dis sincèrement : je n’aurais pas voté pour lui !
Ahahah !
Il y a des rêves que l’on est
impatient de vivre…
Je suis invitée à retrouver les jeunes lecteurs, leurs enseignants, et toute la belle équipe de l'association, en novembre, sur leur territoire lointain...
Novembre… c’est demain.
Demain, je rêverai... "en vrai" !
Des sourires, de mon petit coin d’étangs et d’oiseaux migrateurs, à Nancy Peῆa qui a illustré ce livre, àmes éditrices, Mélanie et Marie… Elles ont cru en Aristide, en son histoire, en cette écriture, et ont permis l'édition de ce premier roman... Petit signe amical à Florence, généreux djinn de la promo !
Pour découvrir les romans des éditions Magnard Jeunesse,
Depuis que son papi est mort, un grand voile gris a recouvert sa vie, et l'oiseau clown s'est enfui... Youn aenvie de pleurer, il serre très fort les lèvres, les yeux, les poings. Tout
ce qui peut se serrer. La tristesse l'envahit, il a la sensation de vivre au ralenti...
"C'est comme si notre vie était devenue un film et nous, des acteurs nuls. Je préfère ma vraie vie d'avec Papi." (...)
"J'ai tellement peur de la vie sans papi et j'ai tellement peur de la mort, que j'y pense tout le temps. Les questions tournent en boucle dans ma tête depuis des jours et je les garde pour moi." (...)
"Que devient-on quand on est mort ?"
"Est-ce que l'on a froid, est-ce que l'on a peur dans sa tombe, au cimetière ?"
"Pourquoi est-ce que obsèques et funérailles sont
au pluriel dans le dictionnaire ?
On ne l’enterre pas quinze fois, mon papi !"
"Que faire pour guérir maman de son si gros chagrin ?"
"Comment les gens morts montent-ils au ciel ?"
"Est-ce que papi pourrait être devenu un fantôme ?"
"Ça existe le Paradis ?"
"Et Dieu dans tout ça ?"
"Est-ce qu’il y aurait un moyen pour l’aider à
revenir ?"
"Est-ce
que quand on est mort on se souvient qu’on a été vivant ?"
"Est-ce
que la mort, c’est un problème d’adultes ?"
"S’il
est avec moi partout, est-ce que Papi me voit faire pipi ?"
"Quand on est mort, c’est pour toujours ?"
"Est-ce qu'on peut être mort et heureux en même temps ?"
"Est-ce que moi aussi je vais mourir ?"
"Pourquoi les adultes n'aiment-ils pas parler de la mort ?"
"Qu'est-ce que la pudeur ?"
"Comment faire pour avoir moins mal ? Moins peur ?"
"Je voudrais juste qu'on m'explique ce qui se passe quand on meurt. Pour savoir. Est-ce que c'est si compliqué ?" (...)
"Je suis en train de disparaître. Je vais me gommer à
force de ne plus être moi." (...)
"Je
reste tout seul avec ma tête de congélateur. Comme dirait Papi, j’ai « un
sérieux coup de blues ». Rien que de penser à lui, ça me fait couler les
yeux et le nez. J’ai le rhume du manque." (...)
Alors, Youn décide d'écrire à son papi ! Des lettres dans lesquelles il lui explique ce qu'il ressent, il lui confie son espoir de recevoir un signe... et rien ne vient...
Mais pas question pour Youn de renoncer à chercher des réponses à ses questions !
"Allô,
mon petit papi ? C’est encore Youn.
À
ton avis, est-ce que la mort, c’est une fin ?
J’aime
pas quand les histoires finissent mal comme ça.
Papi,
j’ai le moral dans les pantoufles. Il ressemble à un yoyo cassé, il ne monte
pas très haut et il redescend trop longtemps.
C’est
comme si j’étais au bord d’un grand puits au milieu du désert. J’ai l’impression
de tomber sans pouvoir m’accrocher à quoi que ce soit et sans que personne ne
puisse venir me sauver.
J’ai
le vertige du manque de toi.
Papi,
je t’aime tant.
Youn "
Petit à petit, les mots se libèrent, la parole se délie... Youn réussit à parler avec sa famille, avec Matthieu, son meilleur ami...
Il découvre que son papi vit en lui, que le souvenir est là, bien vivant, au creux de son cœur...
Et ce signe... ce signe qu'il attend... finit par arriver, en quelque sorte...
Ma démarche d'auteur
"La mort", c'est un sujet qui passionne la plupart des enfants, ils ont mille questions à poser à ce sujet ! N'ayons pas peur de l'admettre... Nous, adultes, ça nous dérange d'en parler, bien souvent.
J'avais envie de développer ce thème du deuil, de la mort, sans tabou, mais sans impudeur pour autant. Répondre à ces interrogations des enfants... dire ce que l'adulte sait... et ce qu'il ne sait pas sur ce grand mystère...
Ce n'est pas une histoire triste, c'est une histoire qui pourrait être vraie...
Il y a des larmes et des angoisses, bien sûr, mais aussi de l'humour, de la tendresse, de la poésie !
On y parle de lunettes à la fraise, de chanson malienne, de fantôme ventripotent... et d'amour... de tant d'amour...
Petit spot-interview avec des questions autour du livre :
On m'avait aussi demandé de vous parler de ce livre, un peu avant sa sortie
(Soyez indulgents ! En hiver, le scribe n'est pas présentable, il hiberne, arrimé à son établi !)
Ce qu'en disent les éditrices :
Merci à Marie Berville, chez Magnard Jeunesse, qui m'a beaucoup soutenue et aidée à améliorer ce texte...
Merci à Eliane (librairie "Au fils des pages", à Thoissey) et à La Muse des Gones d'avoir commandé ce livre en avant-première avant sa sortie, pour le Salon de Garnerans "Les Mar'Mots" (Clic !)
"Allô Papi Ici la Terre" a plu aux jeunes lecteurs : en début d'après-midi, il n'y en avait plus ! (Premier soupir de soulagement de votre scribe inquiet et frissonnant!)
Et merci au Hibou, Denis Arnoud, pour sa chronique (la première !) qui me touche et m'ensoleille le cœur :
Un très joli article paru dans L'Alsace du 4 mai :
❂❂❂ Bonne nouvelle... "Allô Papi Ici la terre" vient d'être sélectionné pour le prix Chronos France 2017 (ici) Et le prix Chronos Suisse 2017 ! Croisage de phalanges jusqu'en mars/avril !
(Les livres en lice sont magnifiques, notamment celui d'Agnès Delestrade, "Le ciel d'Homère" et celui d'Alexandre Chardin, "Le goût sucré de la peur" que j'ai chroniqué ici ! Alors, on espère aussi de tout cœur pour eux !)
Il
y a des petits bouquins que l’on relirait bien à peine achevés…
Des histoires
que l’on poursuivrait avec entrain parce qu’elle ont le goût ailé du bonheur,
parce qu’elles nous empapillonnent le cœur et nous touchent,
beaucoup, passionnément, à la folie même, par moments !
Dans
ce roman acidulé et doux, parfumé comme une fraise du jardin, odorant comme un
cèdre du Liban, Alexandre Chardin nous raconte Louise qui devient amie avec Jeanne.
(Louise qui apprivoise Jeanne ?) (Ou le contraire ?)
L’une
est une fille de onze ans, l’autre une très vieille dame… la première a des
poings de catcheuse et une volonté de fer, la seconde, une sensibilité à fleur de peau
et une allure de sorcière…
Laquelle est l’adulte, laquelle est l’enfant ?
Laquelle protège l’autre ?
"Vieille femme et enfant avec bougies"
Rubens
(La lumière de l'amitié racontée par Alexandre m'a évoqué ce tableau)
J’aime
les histoires d’amitié entre les petits et les grands, entre les jeunes et les
vieux, j’aime quand les âmes se dévoilent, quand les sentiments
s’embourgeonnent, quand l’âge n’est pas ce qui est le plus important, quand on
ne s’attache pas seulement à l’apparence des gens, mais à la lumière qui les illumine
de l’intérieur.
J’aime
quand on parle du pouvoir de la nature et de celui de la littérature, j’aime
quand l’écrivain « jeunesse » ne s’adresse pas seulement aux enfants,
mais aussi à leurs parents, leurs grands-parents, j’aime que les pages se
tournent toutes seules dans l’élan de la lecture, que l’on flotte un peu,
que les larmes perlent au coin des yeux, et qu’un sourire balaie l’émotion.
Détail "Les trois âges de la femme" Klimt (Ce détail du tableau aussi m'est venu à l'esprit parce que dans ce roman,
il y a des femmes et des filles, des mères et leurs enfants.)
Il
est drôle, ce roman… et émouvant. Il est profond… et léger. Il est piquant… et
sucré. Il ressemble aux fleurs qui s’épanouissent dans le jardin qu’il raconte…
un peu sauvages, fragiles, pudiques, colorées et délicates. Infiniment
touchantes.
Pivoines Red Charm
Dans
« Le goût sucré de la peur », vous trouverez, entre autres, un renard
(digne descendant de toute une génération), des zombies (à dégommer), un garçon à tignasse
de mouton, une amoureuse délicieuse, un masque de Goldorak, des pivoines red charm, une aventure, des frissons, une
boulotte qui devient belette, le chat de Robinson Crusoé, une joyeuse bande de
copains, la jolie relation d'un frère et de sa sœur, une enfant disparue, une maman louve, une pile de cahiers verts, un
chemisier à papillons, des fraises et des radis à croquer, de la poésie
(beaucoup) et de l’amour (surtout).
Dans
le jardin qui touche le mien, il y a un immense cèdre du Liban. En septembre,
les cigognes voyageuses viennent craqueter sur ses branches… Je ne le
regarderai plus de la même façon, à présent… ce bon géant.
Et, à lire, cette très jolie chronique parue sur le blog de
Cette année, les sorties scolaires étant annulées jusqu'au 6 décembre, le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis sera différent des autres années...
Sans élèves, la fête est moins folle !
C'est pourquoi.......
Les adultes doivent devenir "les ambassadeurs des élèves qui ne pourront être là".
Venez nombreux à Montreuil !
avec vos enfants, ceux des voisins, des cousins,
des frères, des sœurs, des copains... !
Le Salon sera d'accès gratuit mercredi 2 et ouvert au public le lundi 7 décembre.
Le programme du salon de "mes" éditeurs (Élan vert à venir) :
★★★★
Et vendredi 4, je présenterai François Pompon et notre album "L'ours et la lune" aux CE1 de l'école Planchat dans le 20e... Je viens de l'apprendre, ce sera une rencontre aussi belle qu'inattendue, je m'en réjouis déjà !
★★★★ À lire, cet article sur le site du journal Libération :
Par Sylvie Vassallo, Directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse
"C’est notre façon de répondre à la question d’Alice venue du Pays des Merveilles à notre invitation : «Alors, si le monde n’a aucun sens, qu’est-ce qui nous empêche d’en trouver un ?» C’est ça, le pouvoir de la littérature !"